Mardi 16 octobre 2007

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Bienvenue à Gattaca

 

 

 

Depuis quelques semaines la polémique fait rage. L’amendement à la loi sur l’immigration concernant le contrôle ADN implique le traitement spécifique biologique auxquelles les populations immigrées devraient se soumettre pour pouvoir prétendre au regroupement familial.

 

L’exception faite à l’immigration.

 

Le débat concernant l’immigration ne date pas d’aujourd’hui. Certains y trouvent la source d’une richesse multiculturelle, d’autres une richesse manuelle, les plus extrêmes une menace pour l’équilibre de notre pays.

La question du regroupement familial, au nom d’un traitement humaniste de l’immigré en tant qu’individu dans son entier et non plus uniquement comme un travailleur accessoire et jetable, avait été tranchée dans les années 70. 

Depuis, la bataille idéologique sur cette question a été en partie perdue par les progressistes par le contexte économique et social difficile, la souffrance sociale propices aux idéologies les plus extrêmes. Les stratégies politiques d’appareil ont accompagné cette surenchère perpétuelle, lui donnant des termes techniques tout à fait acceptables aux yeux du plus grand nombre, sans pour autant leur laisser ce sentiment de culpabilité de contrevenir à l’esprit républicain des droits de l’Homme.

 

L’immigration ne devient alors qu’un sujet de politiques « techniciens ». On débat à n’en plus finir sur les quotas d’immigrés comme on le fait à Bruxelles sur le lait….La situation démographique catastrophique de l’Europe accélère ce mouvement…La main d’œuvre manque, celle qui reste encore disponible sur le territoire est bien trop exigeante…La solution est toute trouvée…

Les plus zélés n’oublient pas de poser la question des quotas dans leur problématique globale. L’intégration des dernières vagues d’immigration ayant été un échec, la solution est donc le non-regroupement familial associé à un contrat de travail à durée déterminée.

 

En quelques années, l’humain est devenu un objet, une marchandise. La valeur d’un humain est différente selon son continent d’origine.

 

L’ADN, une histoire qui commence à peine.

 

Comme l’être humain est un sujet technique, son étude et son contrôle doivent trouver des solutions de même nature. L’ADN est la carte d’identité unique à chaque individu et dont le test reste incontestable quant à sa fiabilité.

 

Ces tests, au-délà de la vérification d’une filiation permet aussi d’établir un constat sur le patrimoine biologique de chaque individu : les maladies héréditaires….

 

Plusieurs études sont actuellement menées par des chercheurs aux Etats-Unis pour établir les filiations ethniques des individus à travers le monde. Cette étude consiste à se rendre sur différents continents considérés comme propices aux flux migratoires, regrouper des volontaires pour faire des prélèvements et les analyser. Ces volontaires appartiennent presque tous à des clubs de généalogie qui espèrent retracer à travers leur patrimoine ethnique, l’histoire de leur filiation.

 

Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ces chercheurs travaillent pour des sociétés privées qui stockent toutes ces analyses pour en constituer un fichier disponible (c’est la raison la plus louable) pour les forces de police, moyennant finances, pour combattre le crime en établissant des portraits robots génétiques reliés aux physiques correspondants.

 

Tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que ce type de dérive ne peut exister en France puisque nous sommes protégés par deux lois sur la bioéthique.

 

Je vous laisse réfléchir à ces questions : Comment est-il possible, alors, d’introduire ce type de dérive dans le débat politique français sur l’immigration ? Si cet amendement est retenu, quelle sera la limite donnée à d’autres utilisations de cette méthode comme pour la vérification d’une filiation pour prétendre à certaines allocations, voire d’autoriser l’intervention des scientifiques pour modifier, quand la technologie le permettra, nos déficiences ou imperfections en intervenant sur notre ADN avant même notre naissance ?

 

Bienvenue à Gattaca !

par pascale boistard
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Mardi 25 septembre 2007


PORTRAIT-PB.jpgNée le 4 janvier 1971 à Mont-de-Marsan (36 ans) 

Titulaire d'un DEA en sciences-politiques spécialisé sur les institutions européennes, elle écrit deux mémoires sur le sujet: « le principe de subsidiarité dans la construction politique européenne » et « L'Europe sécuritaire ». 

- De 1991 à 1998:  En même temps que ses études, elle travaille dans plusieurs lycées et collèges de Seine-Saint-Denis avec des adolescents issus des quartiers.

- En 1996: Elle part travailler en Espagne.

Parallèlement à son travail et ses études, elle porte son concours bénévole à une ONG qui travaille alors auprès des populations, victimes de la guerre en Bosnie-Herzégovine.

Elle adhère au parti socialiste en 1997 pour faire la campagne des législatives.

- De 1998 à 2001: Collaboratrice de Gaêtan Gorce (député PS de la Nièvre) rapporteur des deux lois sur les 35 heures où elle traite notamment de dossiers sociaux et économiques locaux (accompagnement des licenciés de l'Usine Epeda, Reconversion d'un bassin d'emplois...).

De 2001 à 2002:  attachée parlementaire de Jean-Luc Mélenchon, ministre de l'enseignement professionnel où elle participe à la valorisation de cet enseignement comme filière d'excellence.

- Depuis 2002: Chargée de mission ministérielle "partenariat Etat et grands réseaux associatifs de jeunesse et d'Education populaire"

En 2004: Candidate sur la liste socialiste d'Ile de France aux élections européennes conduite par Harlem Désir

En 2005: Lors du congrès du Mans, elle est l'auteur d'une contribution thématique intitulée: « l'éducation populaire pour une citoyenneté éclairée »

Depuis novembre 2005: Membre du bureau national du parti socialiste aux côtés de Laurent Fabius.

En 2006: Elle est à l'initiative d'une pétition nationale contre les propos de Georges Frêche envers les Harkis.  Aprés un face à face, devant la commission des conflits du parti socialiste, elle obtient sa suspension pour deux années du parti. 

Elle s'investit et milite au parti socialiste aussi bien au niveau local (Paris 11eme depuis décembre 2003) que national et participe activement à la vie associative; notamment à la défense des valeurs républicaines.

Elle écrit des éditoriaux sur le site internet de l'association « La république pour tous ».

par pascale boistard
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